mardi 24 mars 2009

Leverage

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Je suis tombé sur cette série un peu par hasard. Si vous traînez sur un wiki, quel qu'il soit, vous finissez toujours après une heure de lecture figé devant un article improbable sans savoir comment on y est arrivé. Je suis donc tombé sur la fiche TVTropes de la série Leverage*.


Vous vous êtes jamais dit qu'on devrait dépoussiérer une série optimiste et amusante comme l'Agence tous risques? Moi aussi. Croisez les aventures d'Hannibal Smith et ses sbires avec une série comme les Experts. Elevez un peu le débat - les héros ne font pas tomber des caïds de campagne, mais des compagnies multimilliardaires - et traitez ça avec la finesse d'écriture de Docteur House ou Weeds - sans plomber les épisodes avec des intrigues suivies trop complexes et bam. Une série de divertissement agréable, qui ne se prend pas au sérieux, mais ne vous traite pas en crétin pour autant.

dimanche 22 mars 2009

TUEUR A GAGES

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Grosse point blank


Excellente comédie romantique avec John Cussack (Un amour à New-York)...


Bien, maintenant que tout le monde a roulé des yeux, je vous apprends que Cussack joue un tueur à gages renommé qui retourne contraint et forcé dans sa ville natale assister à une réunion des anciens élèves, où il compte à la fois exécuter un dernier contrat avant sa retraite et renouer avec son amour d'antan...

dimanche 15 mars 2009

LA MORT EN PRIME

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Repo Man

Une voiture sur une route brûlée, à travers le désert. Une patrouille de police la prend en chasse et arrête la voiture. Le motard vérifie le coffre et, dans un grand éclair, se désintègre, laissant deux bottes fumantes sur le bitume.


Repo Man est le septième long-métrage avec Emilio Estevez (le canard boiteux de la famille Sheen, comme son nom ne l'indique pas). Ouh qu'il était jeune! Otto, le héros du film, est un sale petit con qui se fait engager par la Helping Hand Acceptance Corporation, une petite boîte dont le job est de "récupérer" des voitures, à cheval entre détectives privés et criminels organisés.

vendredi 13 mars 2009

5 POINTS FORTS DE WATCHMEN, LE LIVRE: ET DE QUATRE

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Tout d'abord, mes excuses à mes deux lecteurs (au moins), la chronique est décalée d'un jour. Néanmoins.



4. L'histoire est une merveille d'ambiguïté
Tant les personnages que les situations sont complexes, contradictoires et comprises différemment par chaque protagoniste. Les répliques et les images à double ou triple sens abondent. Un même événement plongera un des héros dans les ténèbres alors qu'il en inspirera un autre à accomplir l'impossible.


Moore construit des outils et des thèmes, des personnages et des situations avec une finesse et un doigté certains, mais il faut voir avec quel talent ils les utilise. Si le premier chapitre pose des personnages très simples, presque archétypaux, le reste de l'ouvrage n'aura de cesse de les rendre complexes, contradictoires et vraisemblables. Moore arrivera à vous convaincre que la pire crapule a malgré tout un bon fond, ou que l'idéaliste naïf agit pour des raisons moins nobles qu'il ne le pense.

mercredi 11 mars 2009

5 POINTS FORTS DE WATCHMEN, LE LIVRE - TROISIEME SERVICE

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3. Aucun élément du récit n'est là par hasard
Vous vous rappelez la citation de Jon, dans le premier chapitre? Eh bien, c'est le cas: chaque facette contient des éléments de toutes les autres, et Watchmen est bien un joyau. Si, à la première lecture, on passe facilement à côté de cet aspect-là, une relecture permet de repérer les indices que Moore donne dès les premières pages.


De cette façon, rien dans cette intrigue tortueuse - on parle d'une conspiration à l'échelle du monde - ne semble venir de nulle part. Quand on cite une compagnie de transport à la page 234, soyez sûr qu'on a vu des camions au logo de cette compagnie dès les premières pages.

mardi 10 mars 2009

5 POINTS FORTS DE WATCHMEN, LE LIVRE - SECONDE LIVRAISON

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2. Le récit est d'une subtilité incroyable
Watchmen ne parle pas de demi-dieux - à part peut-être Jon - mais de gens, et le portrait qu'il en fait est fin, très fin. La caractérisation est subtile, et le récit appuie diverses interprétations, notamment en montrant les conséquences indirectes du comportement des héros. Et ça, ce n'est qu'en parlant des personnages.


Les effets et la narration passent régulièrement sous le radar du lecteur, par exemple ces références internes comme le camion de la Pyramid Delivery qui passe à la première page ou le nom de la compagnie de serrurerie - Gordian Knot; ou externes, comme cet épisode de Au Delà Du Réel passant à la télé qui, pour ceux qui l'ont vu, peut rappeler un certain point de l'intrigue.

lundi 9 mars 2009

DOSSIER: 5 POINTS FORTS DE WATCHMEN, LE LIVRE

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Et Comment Le Film Est Passé A Côté


Vous l'avez peut-être lu sur TodayInLiège, mais Watchmen, le film, je l'attends depuis quinze ans. A l'époque, la presse annonce Terry Gilliam dans le fauteuil du réalisateur, mais ce dernier jette le gant faute d'un script crédible en annonçant humblement: "il me semble que réduire les 380 pages de bd à deux heures trente de film serait passer à côté du sujet". L'histoire d'horreur commence alors, avec moult réécritures, dont un script parfaitement risible fin des années 90, et un development hell pendant lequel le film reste coincé entre deux studios.


samedi 7 mars 2009

BETES DE SCENE

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Best in show



Je risque d'employer pas mal de fois le terme "audace" dans cette rubrique, mais concernant Bête de scène, je crois qu'on peut aller jusqu'au terme "courage". Si je vous dis que c'est un faux documentaire sur un concours canin axé sur le réalisme et le léger décalage des situations?

Ben oui, vous ne l'avez pas vu et c'est normal, le pitch est moyen sexy. Mais vous venez de rater une comédie particulièrement maîtrisée du réalisateur de Spinal Täp. Je sais, vous ne l'avez pas vu non plus.

dimanche 1 mars 2009

LES AVENTURES DE BUCKAROO BANZAI A TRAVERS LA HUITIEME DIMENSION

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The adventures of Buckaroo Banzai across the eighth dimension

Avant toute chose, je veux que vous lisiez le titre du film ci-dessus à haute voix.

Merci. Cet exercice n'était pas gratuit; je tenais juste à vous préparer psychologiquement au pitch du Film Que Vous Ne Verrez Jamais de cette semaine.

Le Docteur Buckaroo Banzai, physicien émérite, neurochirurgien de renom, guitariste célèbre et pilote d'essai, détourne un prototype de l'armée afin de perfectionner une découverte de son défunt père, le surchargeur oscillatoire, et passe à travers une montagne lors de la course d'essai, passant le mur de la 8ème dimension...

Le Film Que Vous Ne Verrez Jamais

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On a tous nos plaisirs coupables. Un de mes proches amis, il se reconnaîtra, a dit de moi devant témoins: "Greg perd tout esprit critique devant une série Z." Je crois qu'il parlait de Blade 2. Bref.

Cette chronique a pour but de lui donner tort. Parce que vois-tu, mon ami, mon frère, mon autre moi-même, il ne s'agit pas d'esprit critique. Il s'agit simplement d'ajuster ses attentes. Et pour prouver ce double argument, tu auras droit - toi et quiconque aura du temps à perdre* - à une critique hebdomadaire d'un film passé sous le radar du grand public mais auquel, pour une raison ou l'autre, je porte de l'affection.